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Comment soigner le Syndrome de l'autoroute

Photo du rédacteur: Emilie Hervé
Emilie Hervé
3 mai 2023
2 min de lecture

Dernière mise à jour : 9 août 2023

« Plus on a peur, plus on évite, et plus on évite, plus on a peur. »

– Pr. Antoine PELISSOLO, Psychiatre


Quelles différences entre la peur (amaxophobie) et le Syndrome de l'autoroute ?


À la différence d'une peur ou d'une angoisse, le Syndrome de l'autoroute est une manifestation sensorielle dégradée qui peut engendrer des vertiges et une véritable sensation de mal-être.


Il s'agit d'un problème de perception de la vitesse par l'œil ou l'oreille interne, qui envoie une mauvaise information au cerveau et engendre, notamment lors d'un virage ou d'un dépassement, une sensation d'aspiration ou de bascule.


À la différence du mal des transports, le conducteur ne rencontre aucune difficulté à rouler à faible allure (en ville). C'est bien à partir d'une certaine vitesse que se déclenche le Syndrome de l'autoroute, le cerveau n'étant pas suffisamment habitué à ces grandes vitesses et perd ses repères face au défilement.


Lorsque cela intervient les premières fois, cela s'accompagne souvent d'une crise de panique et peut engendrer une peur qui peut évoluer vers une phobie. Le Syndrome de l'autoroute peut donc être le déclencheur de la peur de l'autoroute.


Le rôle du système vestibulaire

Repérer et apprivoiser les symptômes physiques


Au volant, les symptômes les plus fréquents sont les palpitations, la transpiration, les maux de ventre, l'accélération de la respiration ou du rythme cardiaque et la peur de faire un malaise. Mais ceux qui font le plus peur sont ceux qui peuvent gêner les gestes de conduite : vertige, tremblements ou crispation des muscles.


Pour éviter d'être surpris et de céder à la panique, il est recommandé de monter dans la voiture en étant déjà convaincu que les signes d'anxiété vont apparaitre. Respirez lentement par le nez, en faisant une pause après chaque inspiration et chaque expiration, et avec le ventre plutôt qu'avec le thorax. Ensuite, il faut essayer de relâcher les muscles qui ne sont pas actifs en permanence (par exemple le bras gauche puisqu'il tient juste le volant). En cas de tension importante, quelques exercices de crispation volontaire de la main puis de relâchement, en alternant sur quelques secondes, sur le volant ou le levier de vitesse, peuvent être utiles.


ℹ️ Conseil : si l'angoisse persiste, on s'arrête à un endroit où cela est possible, on se détend puis on repart. Enfin, d'autres techniques de relaxation, comme la méditation ou la pratique d'une activité physique régulière, peuvent avoir un effet bénéfique.


Si malgré vos efforts, la peur persiste et devient handicapante, il sera intéressant de consulter un praticien de thérapie comportementale ou d'effectuer une rééducation vestibulaire.


Comment soigner le Syndrome de l'autoroute ?


La rééducation vestibulaire peut aider à traiter ce Syndrome de l'autoroute par des exercices progressifs en utilisant 2 mécanismes :

> L’habituation, qui diminue l’intensité de la réponse par répétition de la stimulation.

> L’adaptation, qui aboutit à une réorganisation des circuits neuronaux.


Cette rééducation s'effectue en s'adaptant à l'état de chaque patient afin de ne pas déclencher de réactions dites de "défense" (nausées, vertiges, bouffées de chaleur...).


Votre cabinet de Biganos est équipé de la solution de réalité virtuelle Virtualis (fauteuil, volant de simulation et casque VR) qui permettent de reproduire les situations et de s'immerger dans des cas concrets. Le but étant à la fois de rassurer le patient et d'entraîner le cerveau et l'oreille interne.



3 commentaires


sashakamensep
il y a 4 jours

Le contenu est présenté de façon claire, sans détours inutiles. Les explications suivent une logique facile à comprendre, étape après étape. J'ai transmis cet article à mon équipe, car il correspond exactement à nos besoins. C'est le type de ressource qu'on est content de trouver lors d'une recherche.

roobet france

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Ascensión Feliz
01 sept.

Ce post m’a rappelé le moment où, il y a deux ans, j’ai senti que mon cerveau fonctionnait à plein régime, comme si chaque pensée était une voiture filant sur l’autoroute sans jamais s’arrêter. J’étais en pleine période de reconversion professionnelle, jonglant entre formations, recherches d’emploi et obligations familiales, et je me suis retrouvé à ne plus savoir où donner de la tête. J’ai alors essayé de ralentir : j’ai instauré des pauses de cinq minutes toutes les heures, je me suis mis à la marche quotidienne dans le parc, et j’ai commencé à noter mes idées sur un carnet plutôt que de les laisser tourner en boucle dans ma tête. Petit à petit, le bruit mental s’est atténué, et…


5gringos

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Lucie LL
Lucie LL
13 juin

Bonjour. Pouvez-vous conseiller les voitures à privilégier dans le cadre de ce trouble de m'autoroute ?

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